Trois empires, trente dynasties et "la clé de la vie"
J'y suis retournée... Alors?... Alors, définitivement fascinante et imposante, la "nefertiteuse". Il faut dire que j'y suis retournée encore une fois en coup de vent, mais avec moins d'obligations, cette fois. La première impression se confirme: Elle en jette, ça c'est sûr!
Des contrastes à n'en plus finir, au milieu de nulle part. Etrangement intemporelle, la belle ("belle" étant la traduction exacte de "nefert" chez les pharaons). Une beauté si particulière! Rien de canonique dans cette beauté, comme ces beautés exceptionnelles, si indéfinissables qu'elles avoisineraient presque la laideur. Le seul exemple qui me vient à l'esprit c'est Nagoua Foued...on se demande bien pourquoi?(je ris)
Ce pays rit. On y rit d'un rire franc et innocent. Tout le monde rit. Une insoutenable légèreté ocre et une opacité poussiéreuse paradoxalement esthétique. Loin (très loin même) d'être aseptisée, ni normalisée, ni organisée, cette ville se prend pour le pays tout entier ; voir même plus, pour une nation à elle seule, pour une langue qu'elle pense universelle, voir aussi pour une religion unique à toute l’humanité, ("Om eddonya"). Egocentrique et arrogante, cette ville est aussi émouvante, touchante d'authenticité et d'énergie courtoise. Les mots doux, gentils et galants y coulent comme le Nil lui-même. Les rires, les mots d'esprit et les blagues n’y tarissent jamais.
On rit de tout: de l'argent, de la vie, de l'histoire des pharaons et encore un peu quand même, malgré tout de
Le secret de cette insouciance infantile? Probablement, « la clé de la vie » ce hiéroglyphe millénaire omniprésent dans la ville jusqu’à nos jours et qui signe même les événements culturels les plus modernes comme le 30 ème festival du film du Caire.
Al Qahira, ana behebbek !
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