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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 07:48

Parce que nous oscillons continuellement entre désir de changement et confort. Parce qu’en visant le mieux nous craignons presque toujours de perdre le bien.  Parce que nous ne faisons pas nécessairement et fondamentalement le distinguo entre savoir et pouvoir. Parce que,souvent, nous n’intégrons pas la lutte et le défi comme valeurs intrinsèques, inhérentes au concept même de VIE… 

  …Nous sommes des mutants sans volonté.

 

Parce que  nous privilégions majoritairement l’image que nous donnons de nous-même à  celle que  nous avons de nous-même,  que nous veillons davantage  à apporter le plus grand soin à la première qu’à mesurer ce que la seconde peut  représenter pour nous. Parce que nous n’assimilons pas le fait que chacun de nous est unique.  Parce que nous nous concevons d’abord comme des êtres sociaux et non comme des VIES…

…Nous sommes des êtres normalisés.

 

Parce que nous n’avons pas suffisamment conscience que le verbe est acte,  que l’acte est signifiant et signifié à la fois,  que la somme de nos actes c’est le sens même de nos vies. Parce que  nous séparons  le «dire» du  «faire» alors qu’ils sont en réalité deux faces d’une même pièce. Parce que nous ne transmettons pas assez aux générations qui se succèdent que le simple verbe est genèse, tout comme la simple cellule est VIE…

…Nous sommes des communicants inhibés.

 

 

Par contemporaine - Publié dans : en rire pour philosopher et philosopher pour rire
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 00:01

Ben Laden a servi Ben Ali. Le terrorisme international a servi le banditisme d’Etat. Cela a duré plus de 20 ans. Mais cela est maintenant révolu.  Du moins le croit-on, car un nouvel ordre économique mondial est en train de se mettre en place.  Nouveau peut-être, mais il sera toujours au bénéfice des mêmes puissances (cela s’entend). Nouvelle crise, nouveaux enjeux, nouvelles donnes, donc nouveaux garde-fous.

Qui sont ces nouveaux garde-fous, pour que n’émergent pas de nouvelles puissances économiques mondiales qui voleraient la vedette à celles déjà en place. Celles-là qui ont déjà agité toutes sortes d’épouvantails jusque-là afin de préserver  leurs  propres « richesses » (et c’est légitime), mais aussi afin de continuer à profiter de façon éhontée de tous les fruits de leurs « parasitages » multiples ?

Qui sont ces nouveaux garde-fous auxquels on apporterait tout le support nécessaire pourvu qu’ils empêchent la création de nouveaux modèles économiques qui risqueraient de desservir les puissances traditionnelles ?  Quels nouveaux épouvantails faudra-t-il agiter ?  

Qui (ou quoi) pourrait aujourd’hui servir ce terrorisme d’Etat naissant  (ou  banditisme renaissant) dans notre pays censé faire naitre une démocratie méritée?  

Allons-y pas à pas, essayons de démailler tout cela. La Tunisie Benaliste a été l’élève zélé de la lutte contre le terrorisme, dit terrorisme « islamiste ». Un élève si zélé qu’il a mis  au point la plus belle des machines oppressives. Il faut bien le reconnaître, elle est inoxydable, increvable, infatigable. Personne ne sait l’arrêter... En plus, toujours par ce magnifique zèle, on s’est acharné à enterrer ou à jeter dehors tout ce qui ne pliait pas sous le poids de la machine. Résultat : aveuglé par son arrogance, l’élève zélé ne voyait pas qu’il ne faisait que cultiver de la superbe graine de martyrs...

La graine a bien germé ! Les pousses ont bien grandi, dans des caves  ou en exil, à l’abri des regards et les voici aujourd’hui devenues, au grand jour, d’incroyables herbes géantes entrain de pousser davantage chaque jour disgracieusement, dangereusement. Des bidules, ces herbes bizarres, faisant de l’ombre au moindre bouton de rose fragile et obstruant la visibilité de tous les possibles qui pointent à l’horizon.

Mais, voilà c’est tout trouvé ! Quelle belle opportunité ces nouvelles herbes sauvages ? Plus besoin d’inventer des épouvantails factices.  Ceux qu’on agitait de l’extérieur comme une menace sont devenus une réalité locale, bien vraie. Il suffira juste de les entretenir ! Faisons croire que ces herbes géantes, stériles et parasitaires  sont une spécificité « culturelle » extraordinaire, voulues, choisies par la majorité...

Quelle belle opportunité ! Mais bon sang mais c’est bien sûr ! Le meilleur des épouvantails inventés, celui qui a permis aux pays riches de le rester sur le dos des pays pourvoyeurs de richesse, c’est bien Ben Laden. On en avait un (et un seul) de Ben Laden pour tenir en laisse plusieurs états. Au lieu de cela, nous pouvons en avoir plusieurs des Ben Laden et si on s’applique bien on pourrait en avoir dans plusieurs états. Pourvu que cela serve à maintenir un seul état, le nôtre, se disent les traditionnelles puissances de ce monde !

Il faut absolument faire croire à une réussite sans conteste des « herbes géantes » tunisiennes. Si le modèle prend, s’il présente les atouts essentiels pour servir nos intérêts nous pourrons alors le développer à souhait dans toute la région. (Petit pays on t’aime beaucoup… tu nous serres de tube à essai)

Qui mieux que le terrorisme institutionnalisé peut servir le terrorisme providence ?

 

Par contemporaine - Publié dans : coup de gueule
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Mercredi 21 mars 2012 3 21 /03 /Mars /2012 19:27

Quand j’aime,  je n’aime pas par défaut... et j’évite d’aimer par excès (j'essaye du moins, mais je ne garantis rien).

Si malgré mes efforts, mon cœur  est amené à aimer plus que de mesure, si d’aventure j’aime "plus que de raison",  mon esprit est clair sur un point : AIMER N'ENGAGE QUE MOI!

Oui, quelque soit l’insistance de mes élans, les épreuves à endurer ou  les doutes à vivre,  cela ne regarde que moi. Aucun transfert ou débordement n’est permis, par respect pour l’Autre, objet de mon amour, pour son intégrité d'une part, mais également par esthétisme (peut-être par mysticisme). 

De même, pas d’intrusion dans l’écoute amie, disponible, ouverte et même volontaire. Pas d’épanchement ni de mièvres confidences. Le cœur se trouve, alors  ragaillardi par les vertus cachées d'un tel  stoïcisme (« ce qui ne tue pas rend plus fort » dit-on, n'est ce pas?)  et l’âme s’en trouve  grandie parce qu’élevée, transportée au dessus de toute vile jérémiade  ou exigence primaire. Une telle « hygiène d’aimer»  peut paraitre de prime abord stricte, austère ou carrément glaciale.  Mais à bien y regarder, cela donne un rapport à la vie à la fois plus subtile et plus profond, plus fin et plus fort.

 

Soit ! Et en quoi cela est intéressant pour toi, cher lecteur de mes lignes fantaisistes ? 

Cette confession personnelle (feinte  à vrai dire… il ne faut  surtout pas me croire…) n’a d’intérêt, pour toi, cher lecteur, que si je te rappelle que la Foi est d’abord Amour.  Indéniable, non ? Tu en conviens, n'est ce pas? 

 

Alors, si tu veux bien me suivre, lecteur hasardeux, en avançant un peu plus dans cette analogie justifiée entre l’Amour voué à Dieu et celui de l’Homme pour son prochain,  les religions deviennent  alors facilement assimilables à la geste et aux rituels amoureux.

Regarde bien ! Tu es d’accord ?  Ce que nous voyons comme littératures,  pratiques, us et coutumes amoureuses sont parfois un peu kitch, ringardes, souvent ridicules, balourdes ou pathétiques. Et ce,  quelque en soit l'origine et quelque soit la culture qui les porte. 

Qu’est ce que nous en retenons ? Eh bien qu’il  s’agit tout le temps de montrer de façon ostensoire la preuve de son Amour ;  et dans ces preuves, de mêler la vie à la mort, le désir immédiat  à l’improbable félicité, le sacrifice extrême à la récompense minime, le bonheur d’être au malheur de ne pas être, etc.   Qu’est ce que nous constatons ? Eh bien que l’idéal est  de multiplier à l’infini ce type de preuves. Ceci est  d’ailleurs si communément admis, accepté appliqué  qu’on en est arrivé à dire : « il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour ». Bref, il s’agit de gesticulations et de tentatives vaines de  rendre accessible et matériel un sentiment immatériel et qui en réalité, par sa nature même, devrait vous transporter au-delà des nues. Un sentiment si unique qu'il ne devrait ne concerner qu’un individu  dans son rapport à l'Autre !

Les religions pour quelqu’un qui  a la Foi et qui est "éperdument" amoureux de son Créateur sont similaires à cela. Une littérature, des coutumes, des rituels qui peuvent inspirer ou abaisser le sentiment et qui en fin de compte n’ont pour objectif qu’un banal décompte de preuves accumulées. Alors,  si les extrémistes religieux et les marchands de temples veulent tenir des comptes d’apothicaires et faire au quotidien le contrôle  des preuves et leur inventaire, comment peuvent –ils commander le sentiment  en lui-même, la Foi ?  Comment  peuvent-ils prétendre qu’un individu  puisse naître de telle ou telle religion ou de telle ou telle confession, sans en avoir fait le choix délibéré, sans savoir lui-même s'il aime ou n'aime pas son Créateur ?  A-t- on la Foi par excès ou par défaut? 

(Allez écrire tout cela à l'Article 1 de la Constitution d'un pays!...)

 

 

Par contemporaine - Publié dans : en rire pour philosopher et philosopher pour rire
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 18:59

Seul le silence est grand. Seul est immense le désert dans sa nudité hurlante. L’esprit peut enfin s’y entendre et s’y étendre (…«sans se répandre, pauvre Lola »J…).

On croit « habiter » le désert et c’est le désert qui vous habite. Terre et ciel s’y confondent, s’y touchent, s’y épousent.  Et vous,  entre les deux,  vous n’y êtes plus qu’un point parmi l’infinité de points de rencontre possibles. 

De cette rencontre, il n’appartient qu’à vous de décider si vous en êtes le discret complice, l’attentif observateur, le fidèle et appliqué artiste-transcripteur ému, ou l’indifférent quidam de passage tombé sur ce spectacle par hasard.

Seul le silence est grand. Seul est immense le désert dans sa nudité hurlante. L’âme y est enfin face à elle-même, débarrassée du superflu, recentrée sur l’essentiel, elle évolue légère pour finalement revenir sur elle-même, sans cesse,  à nouveau, encore et encore. (« Révolution permanente »J).

On  pense  traverser le désert et c’est lui qui vous traverse. On y devient fou, poète, sage, croyant, mécréant,  philosophe ou prophète.

On y chatouille, jusqu’au vertige, les fondements mêmes de la métaphysique.  On y tutoie l’Au-delà  et le Créateur.  On en est si proche qu’on peut même se permettre des écarts de langage. On communique avec Lui  sur un même pied d’égalité, tout en Lui reconnaissant une grandeur  absolue et superlative. On témoigne, alors, sans l’ombre d’une hésitation, qu’il est  «Akbar».

Par contemporaine - Publié dans : coup de coeur
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 16:32

Après le succès de la première saison des Communicants Egarés (plus de 15 000 vues et un Retour sur Investissement de 354% !), l'Association a réouvert ses portes.
Elle accueille de nouveaux communicants en quête de professionnalisme et de valorisation. Quelques anciens reviennent aussi, guéris. Ou pas.

A voir sur :

Dailymotion : http://www.dailymotion.com/group/communicantsegares
You Tube : http://www.youtube.com/communicantsegares
Vimeo : http://vimeo.com/album/1687206

 

(*simple post relais de l'excellente initiative de l'Institut Occurrence http://www.occurrence.fr/)  

Par contemporaine - Publié dans : profession com
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