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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 18:59

Seul le silence est grand. Seul est immense le désert dans sa nudité hurlante. L’esprit peut enfin s’y entendre et s’y étendre (…«sans se répandre, pauvre Lola »J…).

On croit « habiter » le désert et c’est le désert qui vous habite. Terre et ciel s’y confondent, s’y touchent, s’y épousent.  Et vous,  entre les deux,  vous n’y êtes plus qu’un point parmi l’infinité de points de rencontre possibles. 

De cette rencontre, il n’appartient qu’à vous de décider si vous en êtes le discret complice, l’attentif observateur, le fidèle et appliqué artiste-transcripteur ému, ou l’indifférent quidam de passage tombé sur ce spectacle par hasard.

Seul le silence est grand. Seul est immense le désert dans sa nudité hurlante. L’âme y est enfin face à elle-même, débarrassée du superflu, recentrée sur l’essentiel, elle évolue légère pour finalement revenir sur elle-même, sans cesse,  à nouveau, encore et encore. (« Révolution permanente »J).

On  pense  traverser le désert et c’est lui qui vous traverse. On y devient fou, poète, sage, croyant, mécréant,  philosophe ou prophète.

On y chatouille, jusqu’au vertige, les fondements mêmes de la métaphysique.  On y tutoie l’Au-delà  et le Créateur.  On en est si proche qu’on peut même se permettre des écarts de langage. On communique avec Lui  sur un même pied d’égalité, tout en Lui reconnaissant une grandeur  absolue et superlative. On témoigne, alors, sans l’ombre d’une hésitation, qu’il est  «Akbar».

Par contemporaine - Publié dans : coup de coeur
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 16:32

Après le succès de la première saison des Communicants Egarés (plus de 15 000 vues et un Retour sur Investissement de 354% !), l'Association a réouvert ses portes.
Elle accueille de nouveaux communicants en quête de professionnalisme et de valorisation. Quelques anciens reviennent aussi, guéris. Ou pas.

A voir sur :

Dailymotion : http://www.dailymotion.com/group/communicantsegares
You Tube : http://www.youtube.com/communicantsegares
Vimeo : http://vimeo.com/album/1687206

 

(*simple post relais de l'excellente initiative de l'Institut Occurrence http://www.occurrence.fr/)  

Par contemporaine - Publié dans : profession com
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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 12:49

Fin de semaine : expédier les affaires courantes ; taire toutes les préoccupations du moment même celles politiques, suspendre la course contre la montre ; museler la petite voix qui vous assigne des obligations incessantes et insatiables, faire la planche sur les flots du temps qui passe et passer en mode contemplatif.

Ciel mitigé et fond d’air frisquet : rassembler, en allant les chercher dans tous les coins de la mémoire tous les petits morceaux de bonheur, les rassembler dans un joyeux et chatoyant patchwork et en faire drap protecteur. Ou, si l’on est plus habile, prendre tous les moments de bonheur enfouis dans des souvenirs compacts, les harmoniser, les filer délicatement, en faire du fil de soie,  les tisser en une douce étoffe bleue azur, l’étendre bien haut à  hauteur de ciel et s’en envelopper. Prendre l’air (l’air de son choix) à pleins poumons.

Option : cette activité peut être tacitement partagée avec  des quidams discrets, aimants et sensibles. Mais il faudra les avoir très sérieusement testé préalablement. Attention aux fausses « bonnes compagnies » (toxiques et éreintantes).

Par contemporaine - Publié dans : en rire pour philosopher et philosopher pour rire
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 17:31

 

Si  « vivre c’est naitre lentement », alors enfanter ne cesse jamais.

Il n’est rien de comparable à la douleur heureuse de mettre au monde un petit être encore inconnu du monde mais déjà tant aimé et si désiré de « tout le monde ». Il n’est rien de plus insupportable que de traverser les épreuves et les étapes cruciales qui feront plus tard la vie de ce petit être qui croit et  grandit à vos yeux mais surtout, et c’est bien là le pire, à ses propres yeux à lui. Il n’est rien de plus insoutenable que la saisissante, obsédante, arrogante  angoisse mille fois chassée et mille fois revenue, celle de craindre non pas pour sa propre vie mais pour la vie de cet être à qui l’on a justement donné la vie.

Quand il ne s’agit plus de la première dent et  de son lot de fièvre et de troubles divers, quand il ne s’agit plus de la première sortie nocturne entre amis un peu éméchés, quand il ne s’agit plus des épreuves scolaires universitaires majeures, quand il ne s’agit plus d’une fracture, d’une blessure, d’un risque d’accident  ou de l’appréhension de la  première conduite non accompagnée, quand il ne s’agit plus d’une déception amoureuse ou du chagrin occasionné par une défaite à une  compétition sportive, quand il ne s’agit plus de tout cela, pour les mères qui ont un fils, il s’agit surtout d’accepter de livrer au monde un homme adulte maitre de son destin…

Quand on en est là, on comprend mieux le sens de la biblique « tu enfanteras dans la douleur », car enfanter ne cesse jamais.  Et détrompez –vous, le sevrage ne concerne pas le nourrisson. C’est l’exercice permanent auquel est soumise une mère du début à la fin de sa vie. Le sevrage est un incessant  exercice d’équilibre, de distance, de dosage et de limitation qui revient tous les jours.

Comment accompagner son enfant toute une vie en étant sûre d’être toujours à la bonne distance, celle qui lui permet d’être lui-même mais de ne pas risquer son âme, son cœur, son avenir, sa vie ?  

Comment donner tout son amour à son enfant mais en prenant soin de ne pas se tromper de doses selon les besoins ?

Comment instaurer un dialogue sain et sincère avec son enfant sans ramener les limites à des niveaux où la confiance n’est plus reconnue comme preuve d’amour mais comme preuve de faiblesse, d’incertitude et donc d’insécurité ?  Ou, pire encore, comment faire pour que le dialogue ne soit pas perçu comme une volonté  d’infantilisation maintenue, soutenue et savamment nourrie ?

Comment, à tout âge, trouver le juste équilibre entre l’amie qu’on pourrait être pour son enfant et la mère que l’on doit continuellement rester pour ne jamais devenir, même pas à la toute dernière minute de son existence,  la « fille » de son propre fils ?

Comment, ne pas donner l’occasion à l’inquiétude extrême qui taraude jour et nuit une mère dont le fils part « en guerre » de devenir le signe que l’infantilisation inversée peut avoir une quelconque raison d’être ?

Par contemporaine - Publié dans : contemporaine
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 13:53

J’aime Dieu. Il est mon confident, mon ami, mon frère, ma sœur, mon père, ma mère, mon créateur, mon compagnon, mon infini, ma vie et mon éternité.  Ni mon père, ni mon frère, ni ma sœur, ni personne ne peut se substituer à lui. Il est unique, irremplaçable, inatteignable  mais il n’est pas mon « maitre ».

J’aime inventer des prières pour lui. Celles qui me viennent à l’esprit sont parfois poétiques, parfois simples, banales et communes, parfois directes, révoltées et puissantes, parfois douces et  résignées. Quand elles se présentent à moi, j’aime les dire, les taire, les penser, les transmettre ou les garder. Mes prières  sont naturelles et spontanées.  Je les préfère à celles qu’on apprend, qu’on récite ou qu’on ânonne  par mimétisme. De celles que je n’invente pas je n’aime que les prières que je comprends et qui m’émeuvent.

J’aime Dieu. Dans ma langue maternelle, il s’appelle Allah. J’aime Allah mais je ne prends pas rendez-vous avec lui cinq fois par jour.  Je n’ai pas besoin de formaliser mes demandes d’audience,  je suis en communion continuelle avec lui.

Je le respecte et il me le rend bien.  Je le respecte sans avoir besoin de l’afficher. Pour son amour, nul besoin de code vestimentaire, ni de signe ostentatoire, ni de lieu de culte, ni de sacrifice, ni de jeûne, ni de flagellation, ni de procession.

Ce n’est pas en cherchant la différence entre le Bien et le Mal que j’ai trouvé Dieu, c’est en essayant de percer le mystère de la Vie et le secret de la Beauté. Ce n'est pas dans la crainte du chatiment et la peur du péché qu'il s'est imposé à moi. Il n’est donc pas mon "maitre". C'est dans la lumière de la Vie que je l'ai vu. Il est mon Créateur, je suis  une  partie  infime de Lui.

 

Par contemporaine - Publié dans : contemporaine
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