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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 09:47
Cet autre qui nous rêve 
N'est rien d'autre que la sève 
De nos lointaines racines d'Être,
Une âme aux origines champêtres ! 
 
La mélancolie fleurit au printemps
La poésie y coule doucement 
Le beau attriste, le triste est beau
Les bourgeons attendrissent 
Fleurs et fruits naissants 
Finalement dépérissent 
Les herbes sont folles jusqu'à l'eau
La joie ruisselle mais jamais jusqu'aux os.
 
Cet autre qui nous rêve 
C'est notre propre sève.
 
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 08:41
Mal aux cervicales 
Ras le bol de mon rôle 
Fatiguée d'aimer 
Rêve de trêve
Sans dénouement. 
Qui dit "nous" ment.
 
Épine à l'échine.
Le plis de la plier ?
Vaille que vaille
Le labeur arrêter 
Quitter la bataille 
Sans se retourner.
 
Soif de vie vraie.
Ainsi je vivrais :
Au frais vert
Me nourrir de rires,
De pommes de terre.
En "robe des champs",
Le cœur en chants, 
J'irai fière et légère,
Sans revenir en arrière.
 
 
 
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 07:44

Argenteur d'horizon 

Arpenteur de saisons

Dresseur de sort

"Déjoueur" de tort

Faiseur de fous rires
 
Cueilleur de sourires
 
Orfèvre d'instants
 
Adorateur du présent 
 
Magicien des graines
 
"Consoleur" des peines
 
Amoureux de la vie,
 
Il en a fait sa seule véritable amie!
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 11:11

L'aube heureuse tombée, par hasard, sous la pluie,
Partage avec moi le vert revivifiant d'un frais basilic, 
L'or fluide d'une huile pure, pression de l'olive fruit,
Marquée jusqu'au au coeur du goût 
Par le souvenir de la pierre et la cadence de la meule.

Et les offrandes continuent, en ce levant doux:
Une simple coupe d'eau dont une goutte, une seule,
Au goût de géranium est passée par l'alambic, 
Un moka d'Ethiopie robuste, à l'arôme envoûtant.
Puis au dessus de tout, en guise de soleil brillant,
La plus belle cueillette de saison, trône et attend.

Elle est irrésistiblement lisse et ronde. 
À sa vue, les papilles inconditionnellement frétillent.
Son silence séduit la soif et la fait grandir.
La bouche sèche anticipe son jus parfumé,
Véritable éclat de joie.
Les mains se préparent à caresser sa peau 
Et à séparer ses quartiers...
L'orange ! 
Mon orange d'ici ! 
Tout un monde bleu !

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 08:19

Hier, pour le jour le plus court, 
j’ai acheté des lampes et des abat-jours. 

Et pour que la plus longue nuit enfante 
les pluies tant attendues, 
j’ai marié des fruits frais juteux et pulpeux
aux fruits secs et nerveux.  

J’ai souhaité  que l’ondée  féconde 
en douceur toutes les graines de vie,  
alors j’ai tapissé de miel aux mille fleurs 
le fond des raviers que j’ai dressés 
pour accueillir mon mariage de fruits. 

Et, ce matin,  voici le jour et la pluie.  
Dieu Merci !

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 08:02
 
Danser, chanter pour ne pas disparaître.
Sacrifier, fleurir, cuisiner, décorer, offrir pour transmettre.
Ce n'est pas du "folklore". C'est souvent une raison d'être. 

Une philosophie de vie.

 
Il n'existe pas de "simples folklores" ! 
Il existe de profonds et subtiles us et coutumes ramenés par des étrangers dominants ou des colonisateurs à leur plus simple expression, superficielle.
Il existe des traditions et des rites qui ont été minimisés, dépourvus de leur sens et de leur origine au point de les rendre "singeables" à souhait.
 
Il y a dans l'usage de cet anglicisme qu'est "folklore" comme un acte de pillage : séparer "folk" (peuple) de "lore" (tradition) pour les rassembler en un mot composé, alors qu'ils sont intrinsèquement liés, cela revient à déraciner pour figer ou à tuer et éviscérer pour empailler. Il y a dans l'usage du mot "folklore" comme un arrière goût de mépris. 
Se pourrait-il que des ethnologues peu zélés n'aient pas vu, en les relatant, le sens profond que les différentes ethnies donnent à leurs fêtes et à leurs rites ? 
Se pourrait-il que, découvrant la force à la fois fédératrice et identitaire des traditions et celle des valeurs authentiques qui les nourrissent, on ait eu la ferme détermination de les "ringardiser" afin de complexer, diminuer, soumettre et dominer les peuples ?
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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 09:39

Si l'humanité nous paraît parfois aliénée, c'est qu'elle est trop souvent focalisée sur l’extérieur, totalement déviée de tout rapport sain et vrai à elle même.
 
Être privé de soi même est une conséquence directe d'une sorte de surenchère d’extraversion. 
Une surenchère qui finira par enfouir l'humanité et par la rendre introuvable.
L'excès de "sensorialité" et cette continuelle fixation sur l’extériorité est un lent enfoncement dans l’effacement de l'Homme.
 
 
 
Et si chacun est absent à lui même, comment la multitude pourra trouver des repères authentiques ?  
Les seuls repères et référents qu'elle pourra avoir seront ceux qui lui seront imposés, soit par phénomène de mode, soit par accumulation de dogmes, soit par profit d'un groupe dominant, dans tous les cas par manipulation des masses, des foules. 
 
La foule, la masse, cette chose flasque et sans volonté constitue le plus grand danger pour l'humanité. 
Être présent à soi,  individuellement, se connaître, se reconnaître, pouvoir s'élever régulièrement au dessus du monde sensoriel, crée une force qu'on ne peut pas manipuler et sur laquelle il est difficile de régner. Cette force est la la force de la diversité et des différences reconnues, incluses les unes dans les autres, indivisibles.
 
Changer de l'intérieur pour sauver le monde extérieur, c'est le seul salut de l'humanité.
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 08:22

 Ciel vanille
Pluie eau de rose.
Monde en coquille
D'un jour à naître.
Jaune vitellus 
D'un soliculus
D'idées à croître.

 

Optimisme fertilisé
A coup de poésie.
La Vie,
Une idée qui a bien pris.
En avez-vous trouvé
Une meilleure, depuis ? 

 

La Vie, 
Du Grand Art ! 

 

Ceux qui n'y goûtent pas,
Ou le font sans le savoir,
Rares,
Tuent. 
Ceux qui l'apprécient, l'aiment
Et le font savoir,
Nombreux, 
Tôt ou tard, prennent le dessus.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 07:56

La lune d'argent, pleine et vaillante, veille et observe.
Sous les cieux d'un couvre feu- couve-feux, 
Se tient une des plus belles parcelles de la Terre.
Elle l'observe et philosophe à vif. 
Experte des marées, des métaux  et des fièvres, 
Elle constate ceci, sans hésiter: 

 

Le vieux thermomètre du monde s'est cassé.
Son mercure, ce "vif-argent", s'est déversé. 
Le mercure est hautement toxique et insaisissable. 
Chaque fois qu'on tente de le saisir, il se dérobe
Et se transforme en petits lots séparés 
Se répandant partout, dans toutes les contrées.
C'est un "contaminant transfrontalier". C'est du poison...

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:51

Réveil d'un ciel bleu d'acier,
Matin d'un monde déshumanisé,
D'une humanité qui pourtant sait.
Seulement, elle sait d'un savoir perverti.

Elle sait ce qu'est la Vie
Elle sait ce qu'est l'Amour
Elle sait ce qu'est la faim
Elle sait ce qu'est l'humain,
Mais elle se joue de tout
Et réinvente la mort.
La Création elle-même en rougit !
La Création rougit de tant "d'impies". 

Des siècles et des siècles 
De roue du Pouvoir,
Des siècles et des siècles 
D'identités absurdes,
Des siècles et des siècles 
De Foi meurtrie et meurtrière. 
Stop, basta ! 
Tout le règne animal est à bout !
Le Créateur, Lui-même, a honte de tout !

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