La chenille, papillon en puissance
L'âme, entéléchie du corps
L'univers, une myriade de complétions
À chaque centième de seconde
La réalité, une énergie invisible,
Une dynamique imperceptible,
Un enchaînement d'actes indivisibles
Et d'accomplissements en action
Bon gré, mal gré et bien plus encore.
L'humain, soumis aux lois de la matière,
Souvent se fige à la croisée
Des interrogations existentielles.
Dans ses quêtes métaphysiques
Comme celles infra spirituelles,
Il cherche l'art et la manière
D'ÊTRE...
Au-delà du bestial paraître.
Il s'égare dans le labyrinthe du sens.
Il s'y affole, souvent une vie durant,
À emprunter tantôt les dédales des croyances
Tantôt les détours de la perception,
S'appuyant parfois sur les fines parois des illusions
Qui s'écroulent sous son poids.
Il lui arrive de se redresser et de courir
En direction des puits de lumière
Que sont l'Amour, le savoir, la Foi,
Les connaissances et les sciences.
Et, y voyant un peu plus clair,
Il pense avoir enfin saisi LE SENS...
Celui de son existence.
Mais, très vite il réalise que ce n'est pas là
Que se situe L'ISSUE...
Celle du labyrinthe.
Donner du sens à sa vie
N'est finalement pas
Un accomplissement en soi
Puisque l'humain lui-même n'est que l'un
Des innombrables accomplissements de l'univers
À chaque centième de seconde pris dans l'éternité.
Donner un sens à son existence
N'est qu'une façon de marcher dans le labyrinthe,
Peut-être la meilleure,
Pour ne pas ressentir LA PEUR...
Celle de perdre son être.
Une façon de ne pas le soumettre
Aux affres de la confusion
Ou à la troublante sensation du Néant.
(N.C. 30/12/2021 - 06:08)