Parce que nous oscillons continuellement entre désir de changement et confort. Parce qu’en visant le mieux nous craignons presque toujours de perdre le bien. Parce que nous ne faisons pas nécessairement et fondamentalement le distinguo entre savoir et pouvoir. Parce que,souvent, nous n’intégrons pas la lutte et le défi comme valeurs intrinsèques, inhérentes au concept même de VIE…
…Nous sommes des mutants sans volonté.
Parce que nous privilégions majoritairement l’image que nous donnons de nous-même à celle que nous avons de nous-même, que nous veillons davantage à apporter le plus grand soin à la première qu’à mesurer ce que la seconde peut représenter pour nous. Parce que nous n’assimilons pas le fait que chacun de nous est unique. Parce que nous nous concevons d’abord comme des êtres sociaux et non comme des VIES…
…Nous sommes des êtres normalisés.
Parce que nous n’avons pas suffisamment conscience que le verbe est acte, que l’acte est signifiant et signifié à la fois, que la somme de nos actes c’est le sens même de nos vies. Parce que nous séparons le «dire» du «faire» alors qu’ils sont en réalité deux faces d’une même pièce. Parce que nous ne transmettons pas assez aux générations qui se succèdent que le simple verbe est genèse, tout comme la simple cellule est VIE…
…Nous sommes des communicants inhibés.
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