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  Contemporaine - Le blog -

Contemporaine - Le blog -

Un espace pour "croquer" (avec un zeste de poésie, si possible) ce que le quotidien donne à vivre ou à observer de l'individu comme de la société. Série de témoignages basés sur le bon sens, la dérision et l'humour. Rire pour philosopher ou philosopher pour rire, coups de cœur ou coups de gueule, qu'importe, CONTEMPORAINE avant tout !


"Ex æquo !"

Publié par contemporaine sur 22 Janvier 2016, 21:21pm

Catégories : #en rire pour philosopher et philosopher pour rire

Lorsque je m'en irai,

Je dirai merci.

Je remercierai
Tous ceux qui ont,

Tout ce qui a,

L'espace d'un instant

Ou le temps d'une vie,

Mon âme nourri.

 

C'est mon âme
Qui dira "MERCI".

Elle dira, merci

D'abord à l'enfance,

Aux enfants désirés,

Aux enfants faits,
Aux enfants nés,
Aux enfants à naître.

Merci à l'éternel retour

De l'innocence.

 

Puis, elle dira merci
Au cœur, au corps et à l'esprit.

Elle remerciera la mémoire,

Véritable greffier appliqué
Qui a su inscrire
Des pages et des pages

Entières
De toute beauté.
Et qui, ce faisant,
A su gommer
Les tâches et les ratures,

Subtilement,
Sans déborder.
Elle remerciera aussi,
Celui qui,
Des années durant,
Vif et alerte à tout instant,
A tenu, sans faillir,
Son rôle élémentaire
De protecteur, de défenseur
Et d'attaquant.
Celui qui a toujours avertit du pire,

Pour que le cœur, le corps et l'esprit

Puissent agir, réagir
À temps, en sauveurs,
Épargnant ainsi à l'âme
Probables vicissitudes
Et douleurs.

Oui, le cœur, le corps et l'esprit

Ont bien des fois en héros agit

Grâce à lui,
Le reléguant, du coup,

Au second rang.
Il aura veillé sur eux sans arrêt,

Sans jamais, pour autant
S'en vanter,
Ni prendre la grosse tête.
J'ai nommé le cerveau reptilien.

Oui, ce cerveau là, dit "bête",

Que l'intellect rejette
Comme s'il comptait pour rien.

 

 

L'âme remerciera, également,

Le coeur,
Cette infinie roseraie
Si inventive,

Qui se sera, chaque matin,

Inlassablement, régénérée

En milliers d'éclosions

Nouvelles,

De senteurs et de couleurs

Ni attendues, ni rebelles.

Cette roseraie, témoin oculaire
Du passage de tant d'autres

Âmes et cœurs :
Des plus curieuses et curieux,

Aux plus pressées et empressés,

Des malvoyantes et malvoyants,

Aux passionnantes et passionnés.

Elle en a vu passer.

Il y avait :
Celles et ceux qui n'ont pas vu
Écrit et suspendu à son entrée
"Une rose peut cacher une roseraie".
Celles et ceux, incapables d'écouter,
N'ont jamais entendu le vacarme
Que produit une seule et simple pétale tombée.

Celles et ceux, lamentablement grossiers,
Qui, malgré la présence des épines menaçantes,

Ne font pas de différence
Entre cueillir et arracher.
Il y avait aussi les inconscients et les pervers

Qui, de toute cette magnifique roseraie,

Ne se sont intéressés qu'à la mécanique

De la pompe à irriguer
Qu'ils se sont amusés à actionner

Juste pour voir l'effet que cela fait.

 

 

L'âme remerciera, enfin, le corps.
Elle le remerciera de l'avoir enveloppée

Et portée tout au long de son voyage

Dans le monde.
En retour, le corps la remerciera,
Elle,
Pour les furtifs instants d'évasion
De sa condition
De matière, de chaire
Qu'elle lui aura offerts.

Tout au long du voyage,

L'âme aura été en quête
De sens à donner à ce monde.

Le corps l'aura, pour cela,

Continuellement servie,
Sans jamais être asservi.
Il aura servi cette quête
De sens,
En mettant en mode
"Éveil continu"
Tous ses sens,
A lui.

 

De ses souvenirs de voyage,

L'âme gardera l'image
Du décor
Et celle des quantités inépuisables

De trésors

Naturels que le Créateur
A consenti au monde.
Elle gardera, aussi, le souvenir
De l'ingéniosité de l'Homme
Qui a su les exploiter
Et qui aurait pu les reproduire,
Les démultiplier ou simplement
Les préserver, si ce n'était
Sa soif de dominer, jamais étanchée.

De ses souvenirs de voyage,

L'âme gardera l'image
D'un monde capable du pire

Comme du meilleur.

Un monde où tout à son revers:

Le beau, son laid
Le riche, son pauvre
Le noble, son minable

L'amour, sa haine
Le plaisir, sa souffrance
La joie, sa tristesse
La générosité, son narcissisme

L'amitié, ses trahisons.

 

 

De ses souvenirs de voyage,

L'âme gardera un amusement

Certain, au souvenir
De certaines sphères du monde

Où tout n'est que
Luxe, tumulte et vanité,
Un amusement certain
Au souvenir du système-argent

Qui a coloré en profondeur

L'humanité, son cœur,
A nourri tant de cupidités
Et a génétiquement modifié
Le vrai sens du bonheur.

 

 

Au cours de son voyage,

L'âme se sera heurtée
Aux limites mises à la grâce,

Limites dictées, décidées

Par l'Homme,

Sa condition d'homme

Et par ses choix pris

Entre destin et destinée.

Elle se sera heurtée

Aux obstacles aussi
Qu'il s'est mis.
Elle se sera fait des bleus

Mais ne les gardera pas.

Elle en guérira vite
Dans le refuge des cieux

Nombreux.

Enfin, au bout de son voyage,

Reconnaissante et légère,

L'âme passera rapidement,
En sous-sol, déposer le corps

Aux vestiaires,
Puis elle montera
Au filet
Serrer la main du Créateur.

Elle a si bien joué
Cette partie de vie
Avec Lui
Qu'elle espère,
Cette âme, au moins
Une accolade de "sœur"
Sinon un gratifiant et tonitruant

"Ex æquo !!!"
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