Quand il s’agit de maladresse,souvent très prononcée, un peu trop,voir exagérément prononcée, dans l’accomplissement d’une tâche domestique, qui n’a pas eu à entendre des réflexions aussi communes que «c’est normal, c’est un garçon» ou, plus tard, «c’est normal, c’est un homme» ?
Amusant, non, ce genre de sexisme, tant c’est aussi gros et aussi clownesque qu’une boule rouge sur un nez en plein milieu du visage, non? C’est vrai, quoi, c’est ridicule, comme si une telle prétendue inaptitude était une donnée génétique scientifiquement prouvée, acceptée comme «normale».
Aberrant, ridicule, incroyable, peut-être et pourtant il faut se rendre à l’évidence. La gente masculine, du moins à en croire le large échantillonnage que j’ai eu à connaître durant ma quarantaine d’années de vie (petite enfance «non comprise»), semble bel et bien partager une «tare» commune. En effet, indépendamment de leur capacité à assimiler les sciences physiques, la mécanique, la technologie, indépendamment de leur sentiment de supériorité en ce qui concerne le sens de l’orientation et de l’équilibre, ces messieurs sont souvent incapables de voir dans leur environnement le plus ordinaire, c'est-à-dire leur chez soi (home sweet home) ce qui «cloche».
Empiler, par exemple, dans un évier des assiettes sur des verres ou de grands plats sur des petits ou encore déséquilibrer une pile d’assiettes par des couverts, ou aussi ne pas pouvoir mettre ou, plutôt, ne pas pouvoir faire aboutir en visant juste 20 cm² de tissu sale dans un panier prévu pour en contenir au moins 50 autres et présentant une ouverture de plus 50 x
Alors, mes adorés ingénieurs, bricoleurs, mathématiciens, mécaniciens, physiciens, techniciens, que dois-je en conclure : ne seriez-vous « génies » que dans le « civil » et « trisomiques » dans le domestique?Mais alors que fait la recherche génétique?
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